[Web Creator] [LMSOFT]
Comité des échecs des Hauts-de-Seine
COMMUNIQUE  MARS 2011
Le Bureau du Comité des échecs des Hauts-de-Seine annonce la démission collective de ses membres élus avec effet immédiat, au 16 mars 2011, à 00h01.

Pour ne pas pénaliser ses adhérents, les Clubs du 92, le Bureau a attendu d’avoir achevé ses missions principales pour la saison sportive en cours 2010-2011.
Pour faciliter la transition avec une nouvelle équipe, les membres du Bureau conservent leur mandat au sein du Comité Directeur.
Un appel est lancé et les bonnes volontés sont les bienvenues.
Le Comité Directeur réalisera un arrêté intermédiaire des comptes au 31 mars et il est demandé à la FFE un Audit des comptes pour mettre à l’aise la future équipe.
Une Assemblée Générale Extraordinaire (élective) se tiendra, le samedi 18 juin 2011, à 10h00, à Sèvres.
Elle sera précédée par une réunion du Comité Directeur qui désignera un nouveau Bureau . . . destiné à être très vite remplacé.
Cette AGE sera suivie par l’Assemblée Générale habituelle de septembre.

Un mot d’explication sur cette démission collective.

D’abord, une mise en perspective.
La vie associative est fragile. Lieu privilégié d’exercice de la démocratie, elle se distingue en principe par la qualité du dialogue et des régulations internes. En la matière, rien n’est acquis, et il existe un combat perpétuel pour maintenir les équilibres entre personnes, moyens, projets et réalisations.

Concrètement, le Comité des échecs des Hauts-de-Seine est une petite association qui existe depuis plus de 25 ans.
Il représente 25 Clubs, 2.500 licenciés environ soit 5% des effectifs nationaux. Son Budget annuel tourne autour de 5.000 euros / an (0,5% du Budget de la FFE).
Depuis sa création, le Comité souffre d’une faiblesse endémique : le manque de bénévoles.

Ensuite, un constat.
Le Bureau observe que le financement des organes déconcentrés de la FFE est une source de difficultés.
Déjà, dans un article publié le 15 mars 2007 intitulé « où va l’argent des licences ? »,on pouvait lire :
  • une majorité (des Ligues) se dégage pour effectuer des reversements aux Comités, inconditionnels et de l’ordre de 50%. Lorsque le reversement est inférieur, c’est généralement que la taille des départements est trop petite et oblige à des reversements directs aux Clubs ou à une gestion directe par la Ligue (certaines voix prônent même la suppression des Comités).
Suite à cet article, la Ligue IDF a modifié son système de reversement (héritage de la liste Boggio aux élections « La LigueIDF en 3D »).
La Ligue IDF a adopté en novembre 2007 un système contraignant de reversement à hauteur de 25%.
Fin 2009 et début 2010, la Ligue IDF s’est inquiétée d’une modification (unilatérale, semble-t-il) des modalités de son propre reversement effectué par la FFE.
Consécutivement, et dans le contexte d’une AG contestée de la Ligue IDF en janvier 2010,  le Trésorier de la Ligue IDF a adressé au Comité du échecs des Hauts-de-Seine une lettre recommandée avec AR, le 4 mars 2010.
Cette lettre a provoqué un vif émoi.

Trois décisions ont été rendues, directement ou indirectement, sur le sujet.
Le lecteur est invité à en prendre connaissance . . . pour un meilleur recul critique.
NOTA : le Bureau n’a pas eu communication des rapports des instructeurs.
Décision de la CADE du 20 novembre 2010
Décision d’Appel du 5 février 2011
Décision de la CADA du 22 février 2011

Le Bureau précise que la décision d’Appel n’annule pas la décision de 1ère Instance.
Ces décisions sont distinctes et nous ne sommes pas sur le terrain judiciaire de la République, mais disciplinaire d’une Fédération.
Enfin, le Bureau a adressé une réponse point par point cette semaine à la lettre RAR du 4 mars 2010.

Aujourd’hui, le Bureau observe que le financement du Comité des échecs des Hauts-de-Seine est toujours retenu abusivement, un nouveau prétexte ayant été mis en avant par la Ligue IDF, début février 2011.
La Fédération sollicitée à plusieurs reprises pour donner son AVIS n’a pas répondu.
Le tableau des reversements n’est même plus communiqué.

Le dialogue est donc rompu. La qualité des régulations internes est mise à mal.

La démission collective des membres du Bureau n’est pas seulement la décision la plus économe en C02.
C’est un avertissement adressé à ceux qui exercent des responsabilités.
Le retour à une plus grande convivialité est nécessaire.
Une plus grande considération pour le travail des bénévoles est indispensable.

Avant de terminer, le Bureau souhaite saluer les progrès réalisés par le jeu d’échecs, en France, et ceci grâce à l’action personnelle de Jean-Claude Moingt qui a su insuffler un dynamisme, apporter des moyens et poser des jalons importants pour le futur.

Retour au 92 et à l’Appel du 18 juin. Rendez-vous pour l’AGE.
Salutations échiquéennes.

LE BUREAU
Pascal Champagne
Gérard Masson
François Voituron